Deret : sécuriser la trajectoire du reporting CSRD par un audit à blanc

Soumis à la vague 2 de la CSRD, le groupe Deret a fait face à un enjeu de taille : passer d’une démarche RSE historiquement opérationnelle à un dispositif de reporting ESG structuré, conforme et pilotable, dans un contexte réglementaire incertain. (Omnibus). Cette étude de cas raconte comment l’audit à blanc CSRD a aidé l’entreprise à relever ce défi.

Contexte

De la RSE opérationnelle au reporting ESG

Nos interlocuteurs :

  • Aude Le Carpentier, Secrétaire générale, en charge de la RSE, HSE, Ethique et Compliance, Communication et Projets transverses
  • Yannick Guerin, Responsable RSE

 

Deret, acteur historique de la logistique et du transport

 

Deret accompagne depuis 1947 des industriels aux chaînes logistiques exigeantes et se distingue sur un marché très compétitif par ses services d’hyperpersonnalisation :

 

• Plus de 60 sites logistiques,
• 13 agences de transport,
• 5 000 collaborateurs,
• 2 millions de m² d’entrepôts

 

Avant la CSRD, l’entreprise disposait d’une culture RSE ancienne et très opérationnelle, sans cadre de reporting ESG pleinement structuré :

 

  • Pionnier de la décarbonation des flottes de véhicules (2009),
  • Initiatives solides sur la sécurité et la prévention des risques, QVT, le handicap, égalité femmes-hommes (un partenariat depuis 2020 avec Règles Élémentaires, récompensé par le Grand Prix de la Marque Engagée),

 

Et si la mise en en œuvre de la directive CSRD n’a pas été une surprise, elle n’en a pas été pour autant moins challengeante, imposant un changement d’échelle pour le groupe !

 

 

Aude raconte :

« Notre démarche RSE commençait à être bien installée et animée par des référents par filiale. Mais la CSRD introduit un niveau de structuration qui dépasse la coordination « simple » : montée en compétences de chacun sur les normes ESRS, pédagogie, gouvernance, consolidation de la donnée… Autant de sujets que nous devions concilier. »
Aude Le Carpentier
Secrétaire générale

Problématique

Pourquoi lancer un audit à blanc ?

Une première étape structurante : la double matérialité

 

 

L’analyse de double matérialité du groupe, menée aux côtés de R3, s’est bien passée :

 

 

  • Deret disposait déjà d’une matrice de matérialité simple qui a facilité l’identification des sujets matériels de sa chaîne de valeur.
  • Les ateliers ont fédéré l’écosystème du groupe : collaborateurs, clients, partenaires. « Véritable bouffée d’air frais de se rassembler pour des sujets qui font consensus »

 

 

Mais l’exercice n’a pas été de tout repos : charge de travail élevée, nouveaux concepts techniques à vulgariser, difficulté à rendre tangible certains sujets éloignés des réalités terrain… surtout pour une entreprise où la culture s’est construite sur l’opérationnel !

 

 

Sécuriser la trajectoire avec un audit à blanc par le Cabinet de Saint-Front

 

 

Dans ce contexte, Deret a fait le choix de lancer un audit à blanc pour :

 

  • Tester un exercice totalement nouveau, sans attendre la première revue réglementaire ;
  • Identifier tôt les écarts de conformité afin d’ajuster la trajectoire ;
  • Structurer un rétroplanning adapté à l’échéance réglementaire : charge de travail, méthodologie d’audit, planning, responsabilités ;
  • Rassurer la gouvernance et les équipes, qui pouvaient s’interroger sur le niveau réel d’avancement.

 

 

Les équipes ont donc recherché un partenaire capable d’apporter :

 

  • du rythme,
  • une lecture précise des textes,
  • une pédagogie sur la finalité de l’audit et son déroulé,
  • un regard extérieur complémentaire à celui de R3 sur la structuration du futur rapport.

 

 

C’est ainsi qu’à la suite d’un appel d’offres, le Cabinet de Saint-Front a été retenu.

« Le fait que le Cabinet soit le premier OTI accrédité pour l’audit CSRD a joué un rôle. On se dit qu’on a en face un partenaire spécialisé, avec un temps d’avance sur un sujet vraiment pas évident. »
Yannick Guerin
Responsable RSE

Mission

Coordination conseil / audit : une mission pensée comme un système à deux volets avec R3

Le Cabinet de Saint-Front est intervenu en complément des travaux engagés avec R3 sur le volet «structuration du reporting», avec une approche sur-mesure et calquée sur la deadline réglementaire. (Publication d’un 1er rapport sur l’exercice 2027)

 

Résultat : une mission progressive sur 2 ans.

 

 

2025 : audit de la double matérialité et du protocole de reporting

 

Le CDSF a concentré son intervention sur : la revue du processus, des résultats de la double matérialité et la revue du protocole de reporting en coordination avec R3.

 

 

2026 : audit des indicateurs et de la conformité (ESRS 2, E1, S1)

 

Deret et R3 travaillent à la collecte des données des ESRS thématiques ESRS 2, E1 et S1 et à leur intégration dans le rapport. Une fois cette étape achevée, le CDSF auditera les indicateurs et la conformité pour chaque norme.

 

 

Courant 2027 : 1er rapport sur l’exercice 2026 terminé, permettant d’aborder sereinement l’exercice réglementaire suivant

Bénéfices

Résultats de la mission d'audit à blanc

L’audit à blanc a joué un rôle de balise dans une période dense pour les équipes.

 

« Un exercice structurant et à la fois rassurant, nous avions besoin de cette réassurance. Le ton était nécessairement exigeant, mais jamais anxiogène, «jugeur», ce que j’ai trouvé particulièrement important » Yannick, Responsable RSE

 

 

1. Soutien auprès du Comex

 

L’audit à blanc du protocole de reporting a :

 

  • confirmé la nécessité pour Deret de structurer sa gestion de la donnée à l’échelle groupe (construire un data lake, améliorer la coopération entre RSE et IT…),
  • permis d’appuyer cette priorité auprès du Comex.

 

 

 

« Le directeur RSE d’il y a cinq ans n’est plus celui d’aujourd’hui : 50% de son job est désormais dédié au pilotage réglementaire et à un travail étroit avec les équipes data et techniques. » Aude Le Carpentier, Secrétaire générale

 

 

2. Sécurisation de la trajectoire

 

La hiérarchisation des sujets matériels de Deret a été confortée par notre audit à blanc.

 

 

3. Priorisation intelligente, rationalisation du rapport

 

Notre traduction opérationnelle de la CSRD (logique de « comply or explain »), a permis à Deret d’ajuster le niveau de formalisation de son rapport.

 

Impact direct :

  • recentrer l’énergie sur les enjeux clés,
  • éviter la dispersion,
  • renforcer l’utilité du rapport.

 

 

4. Synergie avec un prestataire existant

 

Le Cabinet a travaillé main dans la main avec R3 Conseil pour éviter les doublons et capitaliser sur les acquis.

 

 

5. Audit sur-mesure

 

Chaque étape a été pensée pour le client : rythmes, contenus, priorisation, flexibilité.

 

 

6. Humanité et pédagogie

 

Les collaborateurs ont été guidés et accompagnés, pas seulement évalués. L’objectif : qu’ils se sentent acteurs de la transformation.

 

 

La mission en un mot :

 

Pour Yannick, ça sera deux (et on n’a pas su trancher non plus !) :

 

  • structurant = l’audit à blanc a permis de produire un premier livrable d’engagement responsable
  • déclencheur = l’audit à blanc a pointé du doigt certains axes sur lesquels Deret devait travailler et s’améliorer

Perspectives

Et maintenant ?

Reporting CSRD : la dynamique est lancée, les premiers fruits seront bientôt récoltés

 

 

Le 1er exercice de Deret dédié à la mise en œuvre du reporting CSRD a permis de lancer la dynamique, placer les jalons pour construire un outil de pilotage.
Mais la projection reste encore long terme :

 

 

«En toute transparence, pour le moment, c’est encore «dans l’effort et la sueur» !

Mais j’espère bien que dans 5 ans nous ferons le constat que nos indicateurs CSRD nous aident au même titre que les indicateurs financiers à piloter notre business et à nous positionner par rapport à la concurrence. J’ai la conviction que c’est ce vers quoi nous allons.»  Yannick, Responsable RSE

 

 

Le mot de la fin : « Quel conseil donneriez-vous à une entreprise qui va réaliser son premier audit à blanc ? »

 

 

Les 3 conseils de Yannick et Aude :

 

 

1 – Se donner le droit et le temps d’apprendre

« Notamment au travers de l’audit à blanc, c’est important. »

 

2 –Ne pas attendre le dernier moment

« L’exercice est vraiment costaud et c’est important de l’anticiper »

 

3 – Impliquer les bonnes parties prenantes dès le départ

« Le sujet ne doit pas être brutalement appréhendé par tous, cela viendra progressivement, mais dès le lancement du chantier il est important de cibler les bons interlocuteurs pour les sujets macro-économie, légal, réglementaire…».

 

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