Audit CSRD : qu’est-ce qu’un OTI et comment le choisir ?

savoir qu'est-ce qu'un OTI et comment le choisir pour son audit CSRD

Votre entreprise est soumise à la directive CSRD et doit faire auditer son rapport de durabilité ?

Découvrez dans cet article :

 

  • Les avantages concrets de choisir un Organisme Tiers Indépendant pour cette mission
  • Nos conseils avisés pour choisir le meilleur !

 

Celui qui répondra vraiment à tous vos besoins. 😉

 

Bonne lecture !

 

 

I – OTI & audit CSRD : quels liens ?

 

 

Qu’est-ce qu’un OTI ?

 

 

Un Organisme Tiers Indépendant (OTI) est une organisation accréditée par le Cofrac pour vérifier, contrôler ou certifier les informations publiées par une entreprise. Son rôle : garantir que ces informations sont fiables, conformes et sincères au regard d’un standard ou d’une réglementation.

 

Un OTI peut être accrédité pour différents types de missions, en fonction de ses compétences.

 

Au Cabinet de Saint-Front, nous sommes notamment :

 

  • Accrédités ISO 17029 par le Cofrac depuis 2021 pour la réalisation des audits des Sociétés à Mission (SAM) ;
  • Accrédités ISO 17029 par le Cofrac depuis 2026 pour les audits CSRD, après avoir été préalablement accrédités pour les audits DPEF. Cette accréditation nous permet d’être inscrits en tant que cabinet sur les listes de la H2A et en tant que signataire sur la liste des auditeurs de durabilité de la H2A.

 

Ces inscriptions et cette accréditation garantissent notre capacité à mener des vérifications rigoureuses, indépendantes et conformes aux exigences nationales.

 

 

Qu’est-ce qu’un audit CSRD ?

 

 

L’audit de durabilité CSRD est la vérification obligatoire du rapport de durabilité que doivent publier les entreprises soumises à la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive).

 

Adoptée en 2022, cette directive — qui succède à la NFRD — s’inscrit dans les ambitions du Pacte Vert européen et poursuit plusieurs objectifs :

 

  • Renforcer fortement les exigences de transparence sur les informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) publiées par les entreprises ;
  • Élargir le nombre d’entreprises concernées, objectif initialement très ambitieux mais réduit d’environ 80 % par la loi Omnibus, passant d’un périmètre estimé de 45 000–50 000 entreprises à environ 10 000 ;
  • Placer les enjeux sociétaux au cœur de la gouvernance des organisations ;
  • Créer un langage commun européen de la donnée ESG grâce aux standards ESRS.

 

 

Le rôle concret de l’OTI dans l’audit CSRD

 

 

En résumé : un OTI accrédité selon la norme ISO 17029 par le Cofrac et inscrit sur les listes de la H2A est habilité à vérifier les rapports de durabilité produits par les entreprises dans le cadre de la CSRD.

 

Cela inclut notamment :

 

  • la conformité du rapport aux exigences CSRD et aux normes ESRS,
  • la rigueur du processus mis en place par l’entreprise pour collecter et structurer ses données,
  • la fiabilité des données communiquées par l’entreprise.

 

Et cette vérification va bien au-delà des données ESG du rapport.

 

La directive CSRD introduit des exigences méthodologiques et organisationnelles structurantes pour les entreprises (analyse de double matérialité, gouvernance, contrôle interne des données…), dont le rapport n’est finalement que la partie visible, le « produit fini ».

 

On vous en dit plus à ce sujet dans la partie suivante : Comment choisir son OTI pour un audit CSRD ?

 

 

animation du gros plan d'une personne qui pointe son doigt vers la caméra avec la légende "c'est toi"

 

 

II – Comment choisir son OTI pour un audit CSRD ?

 

 

Pour choisir votre Organisme Tiers Indépendant (OTI), il est important d’évaluer les 6 critères suivants :

 

 

1 – La spécialisation en audit extra-financier / ESG

 

 

Dans le cadre de l’audit, votre auditeur devra notamment :

 

  • Vérifier la conformité de votre processus de choix de l’information, c’est-à-dire l’ensemble des éléments structurants introduits par la CSRD : analyse de double matérialité, analyse d’écarts, analyse de la matérialité de l’information pour choisir in finie les informations qui seront dans le rapport de durabilité.Des concepts d’analyse essentiels, et qui, lorsqu’ils sont pleinement maîtrisés, deviennent de véritables leviers de pilotage des risques et opportunités pour votre organisation.
  • Vérifier la fiabilité de vos données ESG et leur conformité avec les exigences des normes ESRS.
  • Vérifier le respect du règlement Taxonomie.

 

Dans ce contexte, vous avez tout intérêt à choisir un organisme pour qui la durabilité n’est pas un simple relais de croissance… mais le cœur de métier.

 

 

Ce que cette expertise change concrètement pour vous

 

 

Un auditeur spécialisé en durabilité maitrisera le contenu de la directive sur le bout des doigts, mais disposera également d’une expertise pointue des autres standards, labels et réglementations RSE. Logique, c’est son expertise clé !

 

En tant que spécialiste, il sera donc en mesure d’aller au-delà de la simple vérification. Il pourra, tout en restant dans son rôle et dans le cadre normatif, mettre en lumière des constats qui seront utiles pour vous améliorer, notamment sur :

 

  • Votre méthodologie de collecte des données,
  • Votre processus de reporting,
  • La gestion de vos sujets matériels, y compris la hiérarchisation de vos IROs (Impacts, Risques et Opportunités).

 

Des observations (non prescriptives, mais éclairantes) très précieuses pour renforcer la robustesse de votre démarche RSE/ESG dans la durée.

 

Pour rappel : un sujet est dit « matériel » pour votre entreprise s’il s’agit d’un enjeu social, environnemental ou de gouvernance sur lequel vous avez un impact significatif, et/ou qui peut avoir un impact sur votre performance financière.

 

 

2 – Le coût

 

 

Comme pour tout choix de prestataire, il est essentiel de comparer plusieurs devis. Cela vous permettra d’avoir une vision réaliste des prix pratiqués sur le marché, mais aussi d’évaluer la pertinence des prestations proposées par chaque organisme.

 

Au-delà des honoraires pour la mission, nous vous recommandons également d’intégrer la notion de retour sur investissement (ROI) dans votre décision.

 

Comme expliqué dans le point précédent, un auditeur dont l’audit extra-financier est la spécialité peut apporter bien plus qu’une simple vérification réglementaire.

 

Notamment en :

 

  • portant un regard éclairé sur votre travail d’analyse de vos enjeux ESG,
  • vous partageant des constats vous permettant d’en déduire des axes d’amélioration pertinents,
  • vous permettant par ses constats (tout en restant dans son rôle) de mieux comprendre comment structurer durablement votre démarche.

 

Ainsi, selon le prestataire que vous choisissez, l’audit de durabilité peut devenir un véritable levier d’amélioration continue pour votre reporting ESG.

 

 

illustration représentant une personne en train de construire / réfléchir à une méthodologie

 

 

3 – La méthodologie

 

 

Même si la CSRD fixe un cadre clair, les auditeurs disposent d’une liberté méthodologique importante dans la manière de conduire leur mission.

 

 

Ils doivent impérativement s’appuyer sur les lignes directrices de la H2A et les European Sustainability Reporting Standards (ESRS) et atteindre un niveau d’assurance limitée, mais les procédures concrètes qu’ils appliquent peuvent varier sensiblement d’un organisme à l’autre.

 

 

Pourquoi toutes les méthodologies ne se valent pas ?

 

 

Parce que cette liberté laissée aux auditeurs implique que certains audits seront :

 

  • plus approfondis,
  • plus centrés sur les enjeux matériels de votre activité,
  • plus structurants pour votre démarche ESG,
  • ou au contraire plus superficiels et seulement focalisés sur la conformité minimale.

 

D’où l’importance de bien étudier la méthodologie proposée par votre auditeur : Que va-t-il vérifier ? Comment priorise t’il les sujets ? Comment analyse t’il votre double matérialité et vos processus internes ? Combien de parties prenantes vont être interrogées ? Lesquelles ?

 

Bon à savoir : C’est dans l’objectif d’harmoniser le travail des auditeurs que la directive Omnibus (publiée au journal officile le 27 février 2026) prévoit la mise en place d’un groupe de travail chargé d’élaborer une norme européenne d’audit (assurance limitée).

 

 

Méthodologie d’audit vs règles professionnelles : ne pas s’emmêler les pinceaux

 

 

Attention à ne pas confondre :

 

  • La méthodologie propre à chaque OTI, c’est-à-dire comment il organise et met en œuvre ses vérifications ;
  • Les règles professionnelles auxquelles tous les auditeurs français sont soumis, qu’ils soient Commissaire Aux Comptes (CAC) ou OTI, définies dans le cadre de la transposition de la directive CSRD par le code du commerce et les lignes directrices de la H2A.

 

Ces règles portent notamment sur :

 

  • les exigences de compétence et de formation, dont la formation obligatoire de 90 heures pour s’inscrire en tant qu’auditeur de durabilité sur les listes de la H2A ;
  • les conditions d’exercice ;
  • la durée des mandats ;
  • les règles d’indépendance.

 

En résumé, ces obligations sont uniformes. Mais la façon dont l’audit est mené, elle, peut être différente. 😊

 

 

La contribution du Cabinet de Saint Front à une méthodologie robuste et reconnue

 

 

Pauline, présidente du Cabinet de Saint-Front a directement contribué à structurer une méthodologie unifiée pour les acteurs de l’audit de durabilité français, en participant activement aux travaux nationaux.

 

Elle a notamment :

 

  • 🎓 Participé à l’élaboration du programme de formation des auditeurs de rapports de durabilité, au sein du groupe H2A chargé de structurer les compétences attendues ;
  • 🏛️ Contribué à l’amendement du projet de transposition de la directive CSRD, via le réseau Filliance (association des OTI non CAC).

 

 

4 – Les références

 

 

Un auditeur qui maîtrise la directive CSRD, c’est la base.

 

Un auditeur qui maitrise la directive CSRD et qui est spécialisé dans l’audit extra-financier, c’est mieux.

 

Un auditeur qui maitrise la directive CSRD, qui est spécialisé dans l’audit extra-financier et qui connaît toutes les subtilités techniques de votre secteur d’activité … c’est encore mieux que mieux.

 

Vous l’aurez compris, nous vous recommandons également d’étudier les références des auditeurs pour orienter votre choix. Les références sectorielles sont importantes mais d’autres types de références peuvent être intéressantes selon les spécificités de votre organisation.

 

Par exemple :

 

Une entreprise est une structure coopérative avec des agriculteurs coopérateurs.

 

Cela peut complexifier grandement la lecture des indicateurs ESG de l’entreprise, la compréhension de son mode de gouvernance, périmètre de son activité.

 

Un auditeur qui aura déjà audité ou accompagné plusieurs coopératives agricoles (comme nous) sera donc plus avisé et efficace. 😊

 

 

5 – Les expertises complémentaires

 

 

Votre entreprise est soumise à la CSRD, mais ses enjeux ne s’arrêtent pas là. Vous avez d’autres obligations ou ambitions en matière de RSE : labels, certifications, feuille de route climat, engagements sociétaux, répondre aux attentes croissantes de vos parties prenantes…

 

Dans ce contexte, choisir un OTI accrédité pour l’audit CSRD mais aussi détenteur d’expertises complémentaires peut être un vrai plus.

 

Cela vous permet de vous appuyer sur un acteur capable de vous auditer sur plusieurs missions complémentaires.

 

Un organisme qui possède une expérience dans d’autres référentiels RSE pourra :

 

  • mieux comprendre votre niveau de maturité,
  • faire des liens entre vos engagements, vos labels et vos obligations réglementaires,
  • analyser votre rapport de durabilité dans un écosystème cohérent,
  • identifier des points de cohérence ou constats utiles pour votre démarche globale.

 

Exemple concret

 

Prenons une entreprise industrielle française spécialisée dans la gestion du bois qui dispose de trois sites sur le territoire. Elle souhaite :

 

  • avoir un audit de ses émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d’un prêt bancaire,
  • devenir Société à Mission pour fédérer ses équipes autour d’un cap porteur de sens et tendre vers un modèle “mission native”, où l’ensemble des ressources de l’entreprise sont alignées sur sa raison d’être.

 

Pour ce type d’entreprise, collaborer avec un OTI CSRD qui :

 

  • Maîtrise l’audit d’indicateurs
  • Dispose également d’une casquette d’audit de la qualité de Société à Mission,

 

Permet d’avoir un interlocuteur unique pour l’ensemble de ces sujets RSE, qui dispose d’une vision intégrée de ses enjeux, maîtrise en profondeur son activité, ses processus… Cela donne du sens, de la cohérence et surtout de l’efficacité à sa stratégie de durabilité.

 

 

6 – Les valeurs

 

 

« Qui se ressemble s’assemble »

 

On n’a pas trouvé plus vrai que ce proverbe pour ce point ! 😊

 

Collaborer avec un OTI dont la culture, les convictions et les engagements résonnent avec les vôtres n’est pas un point secondaire : c’est un levier puissant de fluidité, de cohérence et de confiance dans la relation.

 

Parce que l’audit de durabilité, surtout dans le cadre de la CSRD, ne se limite pas à un exercice technique.

 

Il touche à des sujets profondément importants :

 

  •  votre impact social,
  • vos ambitions environnementales,
  • votre rôle en tant qu’acteur économique,
  • la manière dont vous créez de la valeur pour la société.

 

Travailler avec un auditeur qui partage une vision responsable et qui porte sincèrement ces enjeux facilitera vos échanges et renforcera la qualité du travail réalisé. 😊

 

D’ailleurs…..

 

Au Cabinet de Saint Front, ce n’est pas un hasard si nous avons fait de l’audit et du conseil RSE notre spécialité en 2007.

 

A une époque où le développement durable était tout sauf « tendance », nos équipes ont emprunté cette voie parce qu’elles étaient déjà convaincues que les entreprises devaient intégrer les enjeux sociétaux au cœur de leur modèle d’affaires.

 

Et sans prétendre être exemplaires, nous nous efforçons de montrer l’exemple : en étant Société à Mission depuis 2020, en concrétisant nos engagements par les objectifs sociaux et environnementaux.

 

 

Conclusion

 

 

Si vous êtes arrivé·e jusqu’ici, vous avez compris l’idée centrale de cet article : réussir son audit CSRD, ce n’est pas seulement “se mettre en conformité”, c’est choisir le bon partenaire pour avancer dans la bonne direction !

 

Un Organisme Tiers Indépendant (OTI) qui connaît le terrain, qui comprend vos enjeux et qui ne se contente pas de cocher des cases, ça fait toute la différence. 😊

 

Au Cabinet de Saint Front, on croit à un audit exigeant, lisible et utile pour l’entreprise.

 

Et si vous voulez en discuter à l’occasion d’un premier échange, transparent et sans jargon, Alexandre sera ravi de vous expliquer comment nous travaillons.

Envie d’en savoir encore plus sur la RSE ?

Contactez-nous

Vous nous expliquez vos besoins, nous vous proposons une solution adaptée : c’est aussi simple que ça !

Retour en haut